deux pignoufs au chili

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Au pays du fromage et du saucisson

Comment terminer le voyage une fois de retour au bercail? Comment conclure en une phrase un an et demi d'ailleurs?

Ici pas de conclusion puisque le voyage continue d'une manière ou d'une autre... Nos amis chiliens commencent à prévoir leur voyage en France. Le pont transatlantique existe bel et bien.

Alors on réécoute cette chanson...

A bientôt pour des nouvelles de France

 

Les pignoufs du retour

Monedita

Chiquillos,

El primer mensaje del blog en español para agradecer del tiempo pasado juntos este año.

Por falta de tiempo aca, hemos aprendido a vivir las cosas con mas intensidad. Ojala que las cosas sigan así...

No hay despedida porque muy pronto, nos juntaremos de nuevo... a huevear en otro país...

Les queremos mucho.

Que les vaya bien !

Ida y vuelta

Les explications en images...


On est parti pour ça:




On revient pour ça:

Come back

Ca y est le compte à rebours à commencé: nous avons presque acheté les billets-retour.

Déjà nous direz-vous? Oui déjà. Un an et demi à la vitesse de l'éclair. Alors nous vendons les meubles, prenons les derniers bols d'air et écrivons des listes des choses que nous ferons absolument une fois en France.

Voilà quelques échantillons:

  • manger un sandwich baguette et un pain au chocolat. Parce que c'est un savoir faire qui n'a visiblement pas traversé l'océan
  • faire la fête avec les copains et leur faire (vous faire) des hot dog avec de l'avocat et des tomates
  • montrer les 4000 photos à nos familles (avec les explications détaillées...)
  • faire une orgie de bonbons haribos
  • aller prendre des cafés aux terrasses parisiennes
  • marcher dans les escalators
  • voir des films au ciné en français
  • défaire nos valises...

A bientôt !

Les pignoufs entre deux eaux

Ça fait longtemps qu'on les a pas vues...

Quand l'Etat organise des expos d'art contemporain dans les monuments religieux dont il a la charge, ça peut donner ça:



En l'occurrence cette jolie paire de fesses qui semble envoyer promener la sainte trinité et les souverains pontifes était bien en vue dans une abbaye jésuite argentine.

Ça valait le coup d'emmener l'appareil photo!

Les pignoufs impies

Pigeon vole

En levant les yeux au ciel, on peut voir qu'il y a parfois plus dangereux que de passer sous une échelle: il y a passer sous une armoire normande ! Une armoire normande uruguayenne qui plus est.

A cela nous tirons plusieurs conclusions:
  1. Il n'y a pas que le ciel qui peut nous tomber sur la tête.
  2. Même de l'autre côté de l'Atlantique, les grands parents ont des meubles plus grands que les portes. On se demande d'ailleurs comment le bateau a pu rentrer dans la bouteille.
  3. L'Uruguay c'est loin de la Scandinavie: Ici, les armoires n'ont pas de nom à la con (genre "grüdbugl"), ne se portent pas à une main et sont en vrai bois d'arbre.
  4. La prochaine fois que votre copain ou votre colocataire vous dira qu'il a vu une armoire qui volait, arrêtez de vous poser des questions sur son état mental et/ou éthylique et accordez lui au moins le bénéfice du doute. Merci pour lui.
  5. Il est tard et on est un peu secs. On appréciera donc toute contribution apportée à cette liste...


Les pignoufs qui regardent en l'air

Born to be wild

Voilà la moto(bylette) avec laquelle on a parcouru l'Amérique latine, l'Uruguay, le petit port uruguayen de Colonia.

Cheveux aux vent, et regard à l'horizon, on se sentait comme Peter Fonda et Dennis Hopper dans Easy Rider. On aurait presque pu faire des dérapages dans le sable, mais pour ça, il aurait fallu que la bécane ait des freins...

Pour les moqueurs, je précise: c'est pas parce qu'il y a un petit panier blanc accroché au guidon (très pratique au demeurant) que c'est un vélo. C'est un engin motorisé!!! Et ça monte à 30 km/h poignée dans le coin. Sauf dans les côtes...où l'un des deux doit descendre (et pousser parfois).

The riding pignouf

C'est le plus vieux tango du monde...

Buenos Aires, c'est le pays du tango. Cette danse de bordel devenue danse de salon. La jambe qui glisse sur le sol lentement, la pointe du pied qui effleure le parquet. Le couple, l'homme et la femme qui tournent sur eux même, comme les aiguilles d'une horloge. Puis les pas rapides, des chaussures qui se croisent, se chevauchent, s'empêchent et se libèrent.
Sur talons... évidemment.

Alors nous avons essayé, nous aussi, les pas, le regard de braise et le bras ferme. Même si le résultat n'a rien de spectaculaire (non nous ne vous ferons pas une démonstration en France), c'est beau et ça donne des ailes...




Les pignoufs milongueros

No soy un libertador

A Alta Gracia, en Argentine, nous visitons la maison d'enfance d'Ernesto Guevara. Le petit garçon venu soigner son asthme, le petit fils de bourgeois qui faisait tourner la tête de ses copines de classe...
On cherche des yeux un signe, un petit quelque chose qui pouvait annoncer la suite... Qu'est ce qui mène un homme à la révolution?

Et le temps d'un repas, à quelques mètres de là, dans la maison d'un "Barbudo", un vieux de la vieille, on sent l'air de Cuba arriver jusqu'à nos narines...

La légende est intacte.


Lire et écrire est avancer.

La jeunesse se doit de créer

Une jeunesse qui ne créé pas est une erreur.

Il faut s'endurcir

sans jamais perdre la tendresse.

Que l'Université se vêtisse

de noir, de mulâtre, d'ouvriers, de paysans

qu'elle s'habille de peuple...

Nous devons faire prendre conscience au travailleur

de l'importance de l'acte créatif

qu'il réalise jour après jour. Faire du travail

quelque chose de créateur,

quelque chose de neuf.

Nous avons l'exigence d'être un humain qui frôle

le meilleur de l'être humain,

et que le meilleur de l'humain se purifie à travers

le travail, l'étude et l'exercice de la solidarité,

poursuivie par le peuple.

Soyez toujours capables de sentir au plus profond de vous,

la moindre injustice commise contre qui que ce soit

n'importe où dans le monde.

C'est la plus belle qualité d'un révolutionnaire...


Douanier 007

Alors moi quand je passe une douane j'ai envie que ça se passe bien, je me rase et prépare la liste de sujets de discussion à aborder avec le douanier.

Pour l'Argentine ça donne ça:

  • Heureusement que Maradona a repris l'équipe nationale, perdre contre le Chili était inadmissible
  • Messi est le meilleur joueur a l'heure actuelle
  • Avoir choisi Benoit XVI est une erreur, ça aurait du être un latino
  • ...

On arrive donc au poste frontière a 4500m d'altitude et on commence à poireauter.

Une heure après, monte un douanier dans le bus, avance jusqu'à ma place, et me dit de le suivre avec mon sac a dos, ainsi que 2 autres mecs, un hollandais et un argentin.

On se retrouve donc moi et le douanier dans un hangar sordide, entre deux préfas dézingués et des carcasses de bagnoles. Il me demande alors de baisser mon pantalon.

Un fois le futal sur les chevilles, il me dit de descendre le caleçon. Allons y gaiement...

Comme je ne m'exécute pas assez vite à son goût, il me lâche laconiquement: "un français a collé de la drogue sur ses cuisses". (Entre nous les cuisses c'est plus bas)

Et je suis remonté dans le bus sans qu'il ait jeté ne serait-ce qu'un coup d'oeil dans mon sac.

Moralité: Si on veut passer de la drogue en Argentine, mieux vaut la mettre dans son bagage que dans son slip. En plus ça grattera moins pendant les 12 heures de bus...

Et puis les problèmes de drogue, c'est Maradona qui les a, pas moi... ( A rajouter a la liste du début)

Un pignouf à walou

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